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SAONE-ET-LOIRE : C’est fait ! Plus rien ne s’opposera à l’achèvement

Publiée le 18/10/2018

deux voies de la RCEA dans sa traversée de la Saône-et-Loire. 
Ce mercredi 17 octobre était le jour de la Saint-Baudoin, que l’on associe volontiers au mot sagesse. Tout un symbole ! Car il a bien fallu que les collectivités locales fassent preuve de sagesse pour s’accorder à mettre la main à la poche, en dépassant les clivages politiques.

Tout a commencé avec la descente des Baudots


Qu’il est loin le temps où en septembre 1984, oui, oui, il y a 34 ans, le regretté Marcel Buffenoir artiste atypique domicilié au Breuil, présentait l’affiche représentait la RCEA et sa mise à deux fois deux voies promise...
 Loin aussi le temps où, André Billardon, alors ministre délégué à l’Energie, c’était en 1993, avait annulé au dernier moment une visite du chantier de la mise à 2x2 voies de la descente des Baudots, à cause d'un risque de manif des ouvriers de Framatome Saint-Marcel, qui allait devenir AREVA, avant de redevenir Framatome. C’était il y a un quart de siècle.
 Loin encore le temps où Dominique Perben, au milieu des années 2000, bottait en touche, quand on lui parlait du nécessaire doublement de la RN 80 et de la RN 70, entre Chalon sur Saône, Montceau et Paray le Monial. Mais l’élu de Chalon et Ministre, impulsa quand même un premier gros coup de pouce à la RCEA, avec le contrat de site de l’après Kodak, qui s’avéra comme un starter de la mise à 2x2 voies de la RCEA entre Saint-Rémy et les Baudots.
Pas si loin encore le temps, c’était il y a quelques mois, où on se demandait si un jour on verrait enfin la fin de ce remplacement de la «route de la mort» par une route express entièrement doublée, au Nord et au Sud, dans la traversée de la Saône-et-Loire.
Faut-il pour autant parler de miracle quand maintenant on sait que le chantier sera terminé fin 2023 ou fin 2024, suivant l’avancement des travaux. Déjà il n’est pas forcément nécessaire de chipoter sur le fait que le chantier pourrait prendre fin en 2024, année olympique, si de gros aléas climatiques en décidaient ainsi.
En fait, le Préfet de Région, Bernard Schmeltz, en avançant l’année 2024, n’a pas voulu biaiser, mais plus ne pas écarter l’idée que ce pourrait être 2024 que 2023. Ce qu’André Accary, président du conseil départemental, n’a jamais complètement écarté, même si, ce mercredi, il s’est évidemment attaché à dire qu’il espère fort que ce soit bien terminé en 2023, à l’exception, on le sait, du Viaduc de la Roche et de celui de Charolles.

Respect et considération pour Monsieur RCEA


Au delà de cette appréciation calendaire, tout le monde avait de bonnes raisons d’avoir le sourire en ce mercredi 17 octobre. Le Préfet de Saône-et-Loire, Jérôme Gutton, n’a d’ailleurs pas résisté à immortaliser l’événement avec son téléphone. Quand il sera en retraite, il pourra dire qu’il était aux côtés des mousquetaires.
Marie-Guite Dufay, présidente du Conseil Régional de Bourgogne – Franche-Comté, André Accary, président du Conseil Départemental de Saône-et-Loire, David Marti, président de la Communauté Urbaine Le Creusot – Montceau, et évidemment Bernard Schmeltz, préfet de la Région Bourgogne – Franche-Comté, resteront en effet à jamais comme des Mousquetaires. Unis, ils ont réussi en quelques mois à se mettre d’accord sur un effort financier sans précédent, pour mettre à mort à la route de la mort en cinq ans, quand tout un département attendait depuis plus de 30 ans !
Ni Marie-Guite Dufay, ni André Accary, ni David Marti, ni Bernard Schmeltz, n’étaient entrés en politique ou dans la haute administration, quand l’idée de doubler entièrement la RCEA avait été avancée. Et ils seront sans doute toujours aux affaires quand la dernier page de l’intrigue sera écrite !
Alors oui, forcément, ils peuvent avoir une légitime fierté pour ce dossier réglé dans les règles de l’art, sur une belle unanimité, à l’exception d’une voix discordante et amorale, sur laquelle nous ne reviendrons pas.
Et ce mercredi à Charolles, le Préfet de Région a eu bien raison d’inviter sur la photo de famille Jean-Patrick Courtois, le Maire de Mâcon et Sébastien Martin, le président du Grand Chalon, mais aussi les Députés Josiane Corneloup et Rémy Rebeyrotte, et Michel Neugnot, 1er vice-président de la Région qui a mouillé la chemise sur le dossier. 
En fait, il n’en manquait qu’un sur la photo : Michel Quinet, jeune retraité de la DRAL, présent dans la salle, qui a porté le dossier avec autant de détermination qu’il mérite de la considération, et celle-ci est grande.

Alain BOLLERY

 

David Marti : «C’était de notre
responsabilité de participer»
«Ce n’est pas un aboutissement, mais le début d’une seconde phase d’accélération. Je souhaite qu’elle soit aussi efficace que la 1ère. Je rappelle que la Communauté Urbaine Le Creusot – Montceau a été parmi les premières à défendre la 2x2 voies gratuite. Notre investissement, de 15 millions d’euros, est conséquent pour notre collectivité. Mais c’était de notre responsabilité de participer. Je rappelle que c’est une route nationale, mais les collectivités ne se sont pas dérobées».

 

André Accary : «Enfin on
voit le bout du tunnel !»
«C’est un grand jour pour l’ensemble des collectivités participant au financement d’une route nationale, d’une route d’Etat. Je tiens à saluer l’engagement de tous les élus. On parle de gratuité, mais elle ne l’est pas pour le contribuable. On sera vigilant sur le respect du calendrier.
Enfin on voit le bout du tunnel ! Tout le monde a su se retrouver pour en finir avec cette route que l’on appelait la route de la la mort».

 

Marie-Guite Dufay : «Nos territoires unis
peuvent faire avancer de grandes causes»
«Ce qui est bon pour la Saône-et-Loire est très bon pour la Bourgogne – Franche-Comté. C’est un grand moment. Il est historique. En 1ère ligne dans les combats qui ont été menés, il y avait Jean-Claude Lagrange. Et aujourd’hui, c’est l’aboutissement d’un combat pour le territoire. Cela illustre combien nos territoires unis peuvent faire avancer de grandes causes. Comme nous avons su être unis pour l’agriculture. 
Cette mise à 2x2 voies de la RCEA c’est aussi l’attractivité de notre territoire. Je rappelle que nous sommes sur une compétence d’Etat. Nous ce sont les trains qui nous coûtent fort cher. Ce qui compte maintenant c’est de bien finir les travaux avant 2024».
A.B.

 

328 millions d’euros au total

L’engagement des partenaires traduit par la signature d’une convention financière pour cette phase 2 à hauteur de 328 M € est sans précédent sur le programme et se répartit comme suit :?État : 202 M€, Région : 58 M€, Département : 58 M€ et CUCM : 10 M€. 
Dans la continuité de la première phase 2014-2019 achevée dans les délais annoncés, cette mobilisation de chacun des partenaires permet de procéder à une nouvelle accélération du programme avec une phase 2 remaniée par rapport au programme initial envisagé, portant de 231 M€ à 328 M€ l’engagement financier sur cette nouvelle phase 2 et avec des premiers travaux dès 2019. 
Elle permettra une mise à 2x2 voies quasi intégrale de la RCEA dans le département de la Saône-et-Loire à fin 2024. 

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